5 min

Bastien Herlin, neurologue, un choix de carrière

7 mai 2020 |

Métiers de la santé

Le Dr Bastien Herlin est chef de clinique au service SSR (soins de suite et réadaptation) à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière. A 32 ans, alors qu’il boucle sa 4e année de clinicat, il revient sur son parcours et les raisons de son choix de carrière.

MNH mag : Qu’est-ce qui vous a poussé à choisir la neurologie comme spécialité ?

Dr Bastien Herlin : Cela s'est fait progressivement pendant mon externat. Mon premier stage dans un service de neurologie, c’était en 5e année de médecine. J'ai passé pas mal de temps avec les internes du service qui m'ont beaucoup appris et ont vraiment éveillé mon intérêt pour cette spécialité. Ensuite, lors de mes gardes aux urgences en tant qu’externe, en 5e et 6e années, j’ai peu à peu réalisé, au contact des patients présentant des symptômes ou des maladies neurologiques, que c’était les cas qui personnellement m'intéressaient le plus.

Ensuite, j’ai donc fait mon internat dans plusieurs services de neurologie de la région Ile-de-France. Je changeais d’hôpital environ tous les 6 mois, ce qui permet de se former auprès de professionnels de différentes surspécialités, mais surtout qui n’ont pas forcément la même approche. La neurologie est une spécialité tellement riche et vaste !

C’est au cours de ces années que j’ai fait mes premiers pas au service SSR de la Pitié-Salpêtrière où je travaille aujourd’hui. La rencontre humaine avec cette équipe a été déterminante dans mon choix, mais aussi le fonctionnement un peu particulier du service, que l’on ne retrouve que dans de très gros CHU, avec des ailes dédiées à la prise en charge de certaines pathologies.

Pour ma part, j’ai choisi de me spécialiser dans l’épilepsie. Cela fait aujourd’hui plus de trois ans que j’effectue mon clinicat dans ce service, je continue d’apprendre énormément et de progresser à la fois en neurologie générale et encore plus dans ce domaine très précis qui est l'épilepsie.

Qu'est-ce qui vous plaît le plus dans votre métier ?

Question difficile !... Si je ne devais retenir qu’une seule chose, je dirais quand même que c’est le suivi des patients en consultation. Comme la Salpêtrière est un centre de référence, ceux qui viennent nous voir présentent pour la plupart des pathologies complexes, qui évoluent depuis plusieurs années, voire plusieurs décennies, des épilepsies pharmaco-résistantes notamment… Le travail d’échange et d’interaction avec le patient est crucial et précieux pour trouver la prise en charge la plus adaptée. Opter pour tel ou tel traitement, ajuster au mieux des dosages, gérer les effets secondaires… Ce sont des subtilités qui s’acquièrent avec l’écoute et l’expérience. Et c’est le message qu’à mon tour je souhaite faire passer aux internes qui viennent se former dans le service.

Comment envisagez-vous la suite ?

J'aimerais clairement continuer à travailler au sein du service SSR. Par ailleurs, comme on a la chance d'avoir sur place l'Institut du cerveau et de la moelle épinière, au sein duquel il y a une unité de recherche sur l'épilepsie, je souhaite approfondir une activité de recherche dans ce domaine.

Propos recueillis par Céline Collot

Photos Valérie Hue

mnh mag | newsletter

Suivez toute l’actualité de la MNH !

The subscriber's email address.

En validant votre email, vous acceptez de recevoir la newsletter « MNH mag »

Vous pourrez facilement vous désinscrire à tout moment via les liens de désinscriptions présents dans chacun de nos mails.